lundi 6 décembre 2010

Le Salaire de la Peur


Dans ce film de HG Clouzot (1951), adapté du roman de Georges Arnaud, quatre hommes sont chargés de convoyer deux camions remplis de 400 kg de nitroglycérine sur des routes défoncés du Guatemala. Montand et Vanel forment l'un des deux duo qui ont accepté de relever le défi et qui vont pas mal transpirer pendant près de 2h20. Les deux gars vont se découvrir et se révéler, s'engueuler, se battre et même se rouler dessus. Vanel est à gifler, tant il est bon en gros bras finalement pétochard, et Montand tout en nuances. En 1977, le film fera l'objet d'un remake plutôt réussi, "Le convoi de la peur" ("Sorcerer"), réalisé par William Friedkin, avec Roy Scheider et Bruno Cremer.

mardi 16 novembre 2010

The Saint


Projet de couverture d'un bouquin un peu modifiée pour ce blog, cette affiche célèbre la série culte qui fit de Roger Moore une star et l'un des acteur britanniques les mieux payés de l'époque. De 1962 à 1968, durant six saisons (et non cinq comme on le lit souvent : 4 en n&b et 2 en couleurs)*, et 118 épisodes dont deux doubles, le Simon Templar version TV a eu comme principal ennemi son propre auteur, Leslie Charteris, fréquemment mécontent du traitement de ses romans par les scénaristes de la série. Roger Moore réalisa neuf épisodes et devint co-producteur de la série avec Robert S. Baker en 1966. En outre, l'épisode 'Le Roi' (saison 6) est traditionnellement considéré comme un test de la formule 'Amicalement Vôtre', produite par Moore et Baker en 1970.

* La saison 4, qui ne compte que 9 épisodes tournés en 1965, est souvent 'collée' à la saison 3, dans les coffrets DVD notamment.

samedi 16 octobre 2010

Only Bond


Les samedi 11 et dimanche 12 décembre prochains, le Club James Bond France et le cinéma « Nouveau Latina » (20 rue du Temple, Paris, 4ième) présentent le Festival James Bond*.
Durant deux jours, les premiers Bond des 6 acteurs ayant incarné 007 (S. Connery, G. Lazenby, R. Moore, T. Dalton, P. Brosnan et D. Craig) sont présentés au public sur grand écran, en 35mm, copies neuves : James Bond contre Dr No, Au Service Secret de Sa Majesté, Vivre et laisser mourir,Tuer n’est pas jouer, GoldenEye et Casino Royale
Des invités prestigieux : Chacun des films sera présenté par une guest star, un acteur, un technicien ou un témoin direct du tournage : John Glen, réalisateur de cinq James Bond entre 1981 et 1989 ; Guy Hamilton, réalisateur de quatre James Bond en 1964 et de 1971 à 1974 ; Steven Saltzman (fils d’Harry Saltzman) ; Sébastien Foucan (« Molaka » dans Casino Royale)…

Pack 6 films/2 jours : 50 euros. Réservation et règlement auprès du Club James Bond France par voie postale ou paypal à paypal2007@clubjamesbondfrance.com

lundi 20 septembre 2010

Harry Brown


Dans le plus que sordide quartier londonien de Heygate, un vieil homme solitaire décide de venger son seul ami, assassiné par une bande de voyous qui font régner la terreur dans le quartier. Or le vieil homme, c'est Michael Caine, et c'est un ancien commando.
Toute comparaison avec les justiciers froids et solitaires incarnés par Bronson (ou Eastwood dans Gran Torino, à qui on a parfois comparé cet Harry Brown) s'arrête là. Caine est impeccable en vieux bonhomme vouté, veuf inconsolable qui décide à contre coeur de sortir son vieux flingue de sa boîte de chaussure. En France, certains critiques ont trouvé "nauséabonde" l'idée qu'on ose dégommer sans scrupules des dealers camés au lieu de leur proposer une cure de désintoxication, mais "Harry Brown" (Daniel Barber, 2010) n'en demeure pas moins un excellent film au casting impeccable.

dimanche 19 septembre 2010

A Study in Terror


Cette aventure de Sherlock Holmes réalisée par James Hill en 1965 semble aujourd'hui un peu vieillotte, surtout après la version pétaradante de Guy Ritchie (2010). Sorti en France sous le titre 'Sherlock Holmes contre Jack L'éventreur', le film propose une énième thèse sur les crimes de Whitechapel. John Neville est un peu théâtral mais il est bien entouré par Anthony Quayle, Robert Morley (Mycroft Holmes) et Judi Dench dans l'un de ses premiers rôles. On aperçoit même Patrick Newell, Mère-Grand dans 'The Avengers'. En revanche, on se passerait bien de Donald Houston qui fait du Dr Watson un pépère ventripotent grincheux et inutile.
Au final, une ambiance inquiétante grâce à de jolis décors de Londres engloutie par le fog et une musique de John Scott.

jeudi 9 septembre 2010

A View to a Kill, 1985-2005


"Dangereusement vôtre", dernier Bond de Roger Moore réalisé par John Glen en 1985 fête cette année ses 25 ans. Au Château de Chantilly, où fut tourné le film, le Club James Bond France organise le 18 septembre une journée commémorative avec visite du domaine (château, champs de course, écuries...), projection du film et présentation du n°21 du magazine Le Bond, entièrement consacré au film.
Pour l'occasion, le Club m'a commandé cette affiche, éditée à 100 exemplaires numérotés, disponibles lors de la manifestation.
La partie blanche un peu vide en haut à gauche est destinée à recueillir les autographes de Rémy Julienne et John Glen, invités exceptionnels de cet anniversaire !



Quelques-unes des versions non retenues.

vendredi 18 juin 2010

A View to a Kill


'Dangereusement vôtre' (John Glen, 1985) laisse un peu sur sa faim malgré un casting idéal (Christopher Walken, Grace Jones, Patrick Macnee) et des décors de rêve (Paris, San Francisco). C'est le Bond de trop pour Moore, qui semble fatigué et plus très crédible en agent bondissant. Les scènes d'actions sont souvent gâchées par des gags à la 'Moonraker' et même la musique de John Barry (title song exceptée et le superbe 'Snow Job') n'est pas très inspirée. Question promo, personne n'a jamais aussi bien dessiné Roger Moore que Dan Gouzee : ses affiches et teasers sont superbes. La mienne s'inspire modestement de l'affiche 'Golden Gate' grâce à cette belle photo de George Steinmetz pour le National Geographic.

jeudi 10 juin 2010

True Grit


"Si j'avais su, j'aurais mis ce bandeau plus tôt", lança John Wayne en récupérant son seul et unique Oscar en 1970 pour son interprétation du Marshall J. 'Rooster' Cogburn dans "100 dollars pour un shérif" (Henry Hathaway, 1969). C'est en effet juste un rôle de cow-boy de plus dans sa longue carrière, à ceci près qu'il porte cette fois un bandeau sur l'oeil et qu'il picole un peu plus. Pour cette prestation, Wayne remportera également un Golden Globe. A noter, Robert Duvall et Dennis Hooper dans les seconds rôles, ainsi qu'une BO d'Elmer Bernstein nominée aux Oscars. Le ton du film est assez ironique avec des répliques amusantes de Cogburn. Wayne reprendra le rôle en 1975 dans "Une bible et un fusil" (de Stuart Millar), son avant-dernier film.

vendredi 21 mai 2010

The Marseille Contract


Etonnant polar un peu oublié, 'The Marseille Contract' (Robert Parrish, 1974) bénéficie d'un casting exceptionnel : Caine, Quinn et Mason, avec Bozzufi et Ronet côté français, et un tout jeune George Beller. La scène où Caine le pousse nonchalamment du haut d'un building sur la musique de Roy Budd est véritablement un must dans le genre !
En prime, une jolie poursuite auto réglée par R. Julienne où Caine réalise des prouesses au volant d'une Alfa Romeo... alors qu'il ne savait toujours pas conduire à l'époque ! C'est ce qu'il avoue dans sa formidable autobiographie 'What it's all about ?' parue en 92 et dont la suite sort en septembre.

mercredi 19 mai 2010

Moonraker (II)


Si 'Moonraker' (Lewis Gilbert, 1979) sortait aujourd'hui, le teaser poster serait radicalement différent. Les illustrations un peu délirantes et cartoonesques de Dan Gouzee laisseraient place à un visuel sûrement plus actuel et épuré. Un gros logo 007 serait posé dans un coin, comme dans tous les récents teasers...

lundi 17 mai 2010

Hustle


'Hustle' est une excellente série anglaise lancée en 2004. 6 saisons existent mais seules les deux premières ont été diffusées en France ('Les Arnaqueurs VIP', sur M6). Pour les 5 héros de cette série, l'arnaque est davantage un art qu'une source de revenus, ce qui fait d'eux des émules de Robin des bois car leurs victimes sont généralement des truands et autres politiciens véreux. Tournée à Londres, 'Hustle' bénéficie de la présence savoureuse de Robert Vaughn dans le rôle d'Albert Stroller, l'aîné de la bande. C'est dynamique, ingénieux et plein d'humour. En bonus, une excellente BO et des guest stars de luxe comme Robert Wagner ou Richard Chamberlain.

vendredi 7 mai 2010

The Guns of Navarone


Grand classique du film de guerre, 'Guns of Navarone' (Jack Lee Thompson, 1961) a bien sûr un peu vieilli. Mais c'est encore efficace et rondement mené. Avec Peck et Niven dans des rôles originaux (pour ce genre de film), la distribution est épatante, jusque dans les plus petits rôles puisqu'on retrouve ici ou là Richard Harris, Bryan Forbes ou encore Walter Gotell que les fans de 007 connaissent bien. Anthony Quayle y incarne également ce qui devait déjà être à l'époque son 2368 ème rôle de militaire.
En 1978, une suite un peu laborieuse sera tournée par Guy Hamilton, 'Force 10 from Navarone', avec Harrison Ford et Robert Shaw.

jeudi 6 mai 2010

Sleuth


Chef d'oeuvre ! Dernier film de Joseph L. Mankiewicz (1972), ce huit clos délirant entre Laurence Olivier et Michael Caine est un régal absolu ! Olivier fut nominé aux Oscars 73 pour son rôle d'Andrew Wyke, un romancier passionné de jeux et d'énigmes, qui invite en son manoir l'amant de sa femme, Milo Tindle (Michael Caine) pour lui proposer une curieuse association. Un jeu du chat et de la souris va les opposer pendant 2 heures, mises en scène par Andrew Shaffer qui adapte sa propre pièce.
A éviter toutefois, le superflu remake tourné en 2008 par Kenneth Brannagh, dans lequel Caine reprend le rôle d'Olivier, et Jude Law celui de Caine. Pompeux et raté.

mercredi 5 mai 2010

Arabesque


Prenez Gregory Peck et Sophia Loren à la place de Cary Grant et Audrey Hepburn, gardez Stanley Donen et Henry Mancini, et remplacez Paris par Londres : 'Arabesque' (1966) réunit les mêmes ingrédients que 'Charade' (Stanley Donen, 1963) en un peu moins léger. Peck n'a pas la finesse de Grant et Loren n'a pas la fantaisie de Hepburn mais ça fonctionne bien et c'est souvent drôle entre deux moments de tension. En bonus : Alan Badel dans le rôle de l'exquis méchant de service, la musique de Mancini et le climax sur le pont à la fin.

mardi 4 mai 2010

Make my day


Lorsque 'Gran Torino' (Clint Eastwood, 2008) était en pré-production, une rumeur avait couru comme quoi ce film marquerait le retour de l'inspecteur Harry. Cela aurait été le sixième film de la série, avec un Dirty Harry plus que vieillissant mais toujours fidèle à ses pratiques expéditives : je flingue, et j'interroge ensuite.
Enthousiasmé par ce retour, cela m'avait donné l'idée d'un poster teaser.
Mais ce n'était qu'une rumeur. Elle s'est vite évanouie...
On n'a rien perdu car 'Gran Torino' était excellent.

lundi 3 mai 2010

The Avengers (II)


Et si 'Chapeau melon & bottes de cuir' avait été adaptée au cinéma à l'époque du tournage de la série ? Partageant l'affiche avec Macnee et Rigg, Christopher Lee serait apparu en méchant (il a tourné dans trois épisodes de la série) et l'excellent Nigel Green aurait brillé par son cynisme flegmatique. Et même si Patrick Newell n'a jamais incarné Mère-Grand dans les saisons 'Diana Rigg' (saisons 4 & 5), son personnage larger than life aurait donné lieu à des décor insensés comme ceux de la saison 6.
Hélas, ce film n'a jamais été tourné et l'accueil reçu par la version ciné de 1998 risque de dégouter à vie les candidats à un retour des 'Avengers' sur le grand écran.

mardi 27 avril 2010

Ratatouille


"Ratatouille" (Brad Bird, 2007) est un des chefs d'oeuvre de la bande de John Lasseter et du studio Pixar. C'est plutôt rassurant de savoir qu'il y a sur Terre des gens capables de concevoir ce genre de film. Remède absolu contre la déprime, truffé de détails jouissifs (notamment dans les décors) et de trouvailles hilarantes, c'est aussi une galerie de portraits formidablement mis en scène, à commencer par le rat Remy. Dans la VO, le sinistre Anton Ego était doublé par Peter O'Toole et le chef cuistot Skinner par Ian Holm. Les teasers du film, de fausses pubs pour du vin ou du fromage, étaient épatantes et bien plus réussies que l'affiche originale dont je me suis inspiré.

Moonraker


Onzième épisode de la série 007, "Moonraker" (Lewis Gilbert, 1979) aurait pu être l'un des meilleurs si chaque scène d'action ne se terminait pas par un gag bien lourd et bien pénible. C'est dommage, car Michael Lonsdale est un formidable méchant, les décors de Ken Adam sont grandioses et le regard que lance Moore à Loïs Chiles lorsqu'il sort, choqué, de la centrifugeuse où on a essayé de le descendre est un des grands moments de la saga. Un film plein de curiosités, comme cette musique grandiloquente de John Barry, complètement à contre-courant avec la fantaisie puérile du film.
Quelques posters teasers bien délirants signés Daniel Gouzee ont accompagné la sortie et m'ont inspiré pour ma version.

mercredi 7 avril 2010

John Wayne Double Bill


Ça ne se fait plus trop, les Double Bill... Deux films du même genre projetés à la suite. Ici, "McQ" et "Brannigan", les deux polars tournés par Wayne vers la fin de sa vie. "Brannigan" (Douglas Hickox, 1975) est un polar mais beaucoup moins sérieux. Face à Richard Attenborough en flic londonien très strict, Wayne joue le poulet américain ultra violent venu récupérer un compatriote truand (John Vernon). Confrontation de deux méthodes policières avec beaucoup d'humour et un excellent casting, dont un méchant, (Gorman et sa Jaguar E) très convaincant.
La fin du film se déroule à l'usine désaffectée de Becton, où fut tourné le pré-générique de "Rien que pour vos yeux" (John Glen, 1981).

mardi 6 avril 2010

McQ


En 1974, John Wayne descend enfin de son cheval et apparaît dans ce polar urbain réalisé par John Sturges. Wayne au volant d'une voiture, c'est plutôt exceptionnel dans sa carrière et la campagne de pub va jouer là-dessus : "Wayne on wheels !"
Reste un formidable film d'action avec une incroyable poursuite auto en guise de climax et la présence inquiétante d'Al Lettieri en méchant de service. Elmer Bernstein compose une formidable BO avec un thème éléphantesque pour accompagner The Duke (dans le rôle du flic McQ) à chacune de ses apparitions. En France, le film est connu sous le titre "Un silencieux au bout du canon". L'année suivante, Wayne tournera à Londres un dernier polar, l'amusant "Brannigan".

lundi 5 avril 2010

Diane


"Diane de Poitiers" (David Miller, 1956) est un de ces nanars historiques comme Hollywood en produisit à la pelle. Celui-ci a comme originalité d'être le premier véritable grand rôle de Roger Moore, alors sous contrat avec la MGM. Dans le rôle du Prince Henri, il partage l'affiche avec Lana Turner dans le rôle-titre et le mexicain Pedro Armendariz dans celui de François 1er !
"Diane" fut un bide et Moore se fit vider de la MGM cinq ans avant la fin de son contrat. Il galéra encore quelques années avant de devenir "Ivanohé" en 1959 et surtout "Le Saint" en 1962.

lundi 29 mars 2010

L'Alpagueur


Pas un chef d'oeuvre mais un très bon polar de Philippe Labro tourné en 1976. Belmondo y incarne Roger Pilar, dit L'Alpagueur, un ancien chasseur de fauves reconverti en chasseur de prime travaillant pour le gouvernement. Super crédible, non ? On le charge de capturer l'Epervier, une formidable ordure incarnée par Bruno Cremer, sinistre et glacial. C'est vraiment une confrontation entre les deux, d'où la présence de Cremer au même niveau que Bébel sur mon affiche. Sur les affiches officielles, le nom de Belmondo était bien sûr en énorme. Les seconds rôles valent le détour avec entre autres Claudre Brosset et Victor Garrivier.
Tout cela est accompagnée par une BO excellente de Michel Colombier.

Roman Holiday


Avant de découvrir 'Vacances Romaines' / 'Roman Holiday' (William Wyler, 1953), je croyais que le cinéma se résumait à 007 et Louis de Funès. Cette très sympathique comédie en noir & blanc repose sur le duo Hepburn / Peck lâchés dans un Rome de carte postale, avec d'excellents seconds couteaux comme Eddie Albert. Hepburn a reçu l'Oscar pour ce rôle de princesse qui s'emmerde à Rome, draguée par un journaliste américain (Peck) en mal de scoop. Il y eut une flopée d'affiches différentes pour ce film, très souvent avec le couple vedette chevauchant une Vespa. Côté musique, c'est le français George Auric (Le salaire de la peur, La grande vadrouille...) qui s'y colle.

samedi 6 mars 2010

A Fistful Of Dynamite


"A Fistful of Dynamite" est le titre original de "Il était une fois la révolution" (Sergio Leone, 1971) mais le film s'est aussi intitulé "Duck you, sucker" que l'on peut traduire joliment par 'planques-toi, connard', une réplique de James Coburn à Rod Steiger. C'est mon Leone préféré et la musique de Morricone entre dans mon Top 5 des meilleurs B.O. L'affiche originale était signée Robert McGinnis dont j'ai essayé d'imiter le coup de crayon en bricolant une belle photo de Coburn, explosif en main.

Thunderball


Opération Tonnerre (Terence Young, 1965). Jusqu'aux interminables scènes de bataille sous-marine, c'est du bon et grand 007.
Adolfo Celi et Luciana Paluzzi forment un des meilleurs duo de méchants de toute la saga, les décors sont splendides et Connery est au top. En revanche, je n'ai jamais bien aimé les affiches d'époque, qui sont tellement caricaturales dans la démesure malgré les beaux dessins de Robert McGinnis et Franck McCarthy. Donc voilà.

samedi 27 février 2010

The Sicilian Cross


Mais qu'est donc allé faire Roger Moore, alors en pleine gloire Bondienne, dans ce laborieux polar italien tourné en 1976 ? Le film compte autant de titres que de scénaristes (Sicilian Cross, Street People, The Executioner...) et Moore y incarne un avocat de la mafia à la recherche d'une croix dans laquelle un gros chargement de drogue a été caché. Le film ne vaut que pour sa longue poursuite auto tournée aux alentours de San Francisco, mais certainement pas pour le scénario (bancal et inutilement touffu) ni pour Stacy Keach (qui cabotine), et pas non plus pour la musique (du sous-Morricone assez pénible).
Bref, je me demande pourquoi j'en ai fais une affiche. Ah ben si : il y a Roger Moore. Mais faut vraiment être fan.

jeudi 25 février 2010

The Avengers


Je dois être environ tout seul à ne pas trop détester cette adaptation de ma série culte, Chapeau melon & bottes de cuir (1998).
Plein d'allusions à la série (les nounours, le contrôle de la météo, les labyrinthes, etc...), un climat 'so british' très réussi et de beaux décors. Ok, Fiennes et Thurman sont un peu figés et cette histoire de sosie de Madame Peel est un peu bancale. Mais il y a avait une bonne base, pas exploitée et bâclée sur la fin. Et Sean Connery qui triche au croquet, j'adore ! En tout cas, l'affiche originale était très réussie, ce qui ne m'empêche pas d'en tirer une sorte de poster teaser.

mercredi 17 février 2010

The 4th Protocole


Dans cet excellent film d'espionnage, on retrouve une belle galerie de portraits, des habitués du genre : Michael Caine, toujours épatant, Julian Glover et le glacial Ian Richardson. En prime, le jeune Brosnan dans le rôle du méchant russe chargé d'introduire une bombe atomique en Angleterre. Dans son autobiographie, "What it's all about", Caine regrette la complexité d'un scénario trop bavard et le fait que tous les russes ont des noms interminables et incompréhensibles, si bien qu'on ne sait plus qui est qui et qui fait quoi au bout de dix minutes !

vendredi 12 février 2010

Charade


Mon premier est un film de Stanley Donen de 1963.
Mon deuxième réunit Cary Grant dans un de ses derniers rôles avant sa retraite, et Audrey Hepburn, toujours craquante.
Mon troisième a James Coburn, Walther Matthau et George Kennedy en méchants de service.
Mon quatrième se déroule dans un Paris de carte postale, avec une BO d'Henry Mancini parmi ses meilleures.

Une petite idée ?

jeudi 11 février 2010

The Wild Geese



Voilà un film, Les oies sauvages (Andrew V. Mac Laglen, 1977) qui m'a toujours fasciné. Le casting est incroyable, autant par le prestige des acteurs recrutés (non sans mal) par Euan Lloyd que par leurs personnalités. Il faut lire l'auto bio de Roger Moore pour avoir un petit aperçu de l'ambiance du tournage, ou mieux, le formidable 'Hellraisers' de Robert Sellers, sur les carrières très alcoolisées des grands fêtards du cinéma britannique : Burton, Harris (étonnamment sobres sur le tournage), O'Toole et Reed. Le film est dur et violent et c'est l'un des derniers grands rôles de Stewart Granger. Indémodable.

mercredi 10 février 2010

Return of the Pink Panther


C'était le grand retour de Clouseau, dans ce film de 1975, après les deux premiers films des années 60, The Pink Panther (1963) et A shot in the Dark (1964) réalisés par Blake Edwards. Dans Le retour de la Panthère Rose, Christopher Plummer remplace David Niven dans le rôle du Phantom, le voleur de bijoux. Il y aussi Catherine Schell et le duo Herbert Lom / Burt Kwouk, habitués de la série. Et Peter Sellers, génial, qui sortait d'une longue série de bides. Il jouera encore Clouseau dans deux autres films de son vivant... et deux autres tournés après sa mort en 1980, réalisés avec des chutes et des scènes coupées des précédents films. Douteux et ratés.

mardi 9 février 2010

OHMSS



On Her Majesty's Secret Service. Sixième James Bond avec Lazenby en intérimaire australien. Je l'aime bien, ce Lazenby, il aurait pu devenir excellent. Autour de lui, Diana Rigg est épatante mais Savalas fait plus gangster new-yorkais que gros méchant Bondien. La musique de Barry, les décors, les cascades... tout est impeccable, hormis quelques longueurs dans les scènes à Piz Gloria. Mon affiche reprend le trio de tête du casting et Piz Gloria, attaqué par les hélicos de Draco, excellent Gabrielle Ferzetti.
Et une variante avec l'Aston Martin DBS.

North By NorthWest


La Mort aux Trousses, 1959, un de mes Hitchcock préférés. Cary Grant fait le con avec beaucoup de talent et la musique de Herrmann est vraiment trépidante et inquiétante, et d'ailleurs, je l'ai écoutée en boucle en refaisant l'affiche du film. James Mason est toujours bon dans les rôles de méchants et c'est marrant de voir le jeune Martin Landau avant 'Mission : Impossible'. Quant à la blonde hitchcockienne de service, EMS, je la trouve un poil moins lisse que Grace Kelly. Comme un petit hommage à l'habitude qu'avait Hitch d'apparaitre en douce dans ses films, je l'ai 'caché' parmi les présidents du Mont Rushmore, où se déroule le climax du film.

lundi 8 février 2010

Bullitt



Ah, Bullitt... Je connais peu de films où tout est parfait comme dans celui-ci. Derrière McQueen dans l'un de ses meilleurs rôles, il y a l'un de mes acteurs favoris, le génial Robert Vaughn (il faut le voir en ce moment dans la série TV de la BBC, Hustle) et la superbe Bisset. En prime, une belle galerie de tronches de bad guys. Et il y a San Francisco, Lalo Schifrin (ah, le thème 'Shiftting Gears' !), la Ford Mustang et, encore une fois, McQueen, avec ce mélange de désinvolture et de concentration, ce côté un peu absent mais intraitable. Bon j'arrête. Et voilà mon affiche, bien que j'adore l'originale.

vendredi 5 février 2010

Sherlock Holmes


Avec "Le chien des Baskerville" de Terence Fisher (1959), c'est peut-être la meilleure version ciné de Sherlock Holmes. Christopher Plummer est parfait et James Mason compose un Watson un peu moins empoté que les autres interprétations du personnage, notamment les bouffons ventripotents incarnés par Donald Houston dans "Sherlock Holmes contre Jack l'éventreur" (James Hill, 1965) et surtout Patrick Macnee dans "Sherlock Holmes à New York" (Boris Sagal, 1976).
La version originale de l'affiche faisait un peu vieillote, pour un film de 1978. Et encore plus pour 2010.

Goldfinger


Dans Goldfinger (Guy Hamilton, 1964), Bond se voit remettre une Aston Martin DB5 équipée (entre autres bidules) d'un siège éjectable. Ça l'étonne un peu.
- Un siège éjectable ? Vous plaisantez !
Q, le fournisseur officiel de gadgets idiots de Sa Majesté, lui répond sèchement :
- Je ne plaisante pas dans le travail, 007.
La photo de la DB5 est celle d'une des deux répliques produites dans les années 60 pour promouvoir "Goldfinger" et "Opération Tonnerre". L'une d'elles a été vendue aux enchères en 2008.

Harry Palmer



Dans les années 60, Harry Palmer (Michael Caine) était l'anti James Bond. Un agent anglais myope qui n'avait pas de gadgets et qui faisait ses courses au supermarché. Produit par Harry Saltzman, co-producteur des Bond, le premier et le meilleur des 3 films, Ipcress File (Guy Hamilton, 1965) était plutôt sombre et bénéficiait d'un casting impec dont les excellents Guy Doleman et Nigel Green, cyniques et impassibles.
La photo de Caine vient de la scène de l'échange dans le parking sous-terrain.

Le Mans


Jamais bien aimé l'affiche originale du film Le Mans, avec Steve McQueen. Film culte pour les amateurs de course automobile mais boudé par la critique en 1971. Un critique avait même écrit "Quand le meilleur acteur d'un film est Jacky Ickx, on peut se poser des questions..." Le fait est qu'il faut vraiment être un passionné de course auto ou un fan pur-sucre de McQueen pour aller au bout de ce film. En bonus : Pas de scénario et une BO assez pénible de Michel Legrand...
Bref, j'ai refais l'affiche à mon goût en y faisant apparaître la Porsche 917, l'autre star du film. Voilà, voilà...